L’ESTA : le point sur les confusions juridiques les plus courantes

Le département américain de la sécurité intérieure – créé à la suite des attaques du 11 septembre – a mis en place l’ESTA pour aider à empêcher les citoyens indésirables des pays du VWP d’entrer en Amérique. Actuellement, les États-Unis accueillent environ 50 millions de personnes par an en provenance de ces pays. L’ESTA n’a pas pour but de restreindre le commerce ou le tourisme, mais de filtrer les personnes considérées comme un risque pour la sécurité du territoire américain.

L’ESTA garantit-elle l’entrée aux Etats-Unis ?

Techniquement parlant, aucun visa ou document similaire (comme l’ESTA) ne vous garantit l’entrée dans le pays en question. L’entrée est toujours laissée à la discrétion de l’agent d’immigration, à la frontière. En vous questionnant sur l’objet de votre visite par exemple, l’agent pourra peut-être se rendre compte que votre visite nécessite un visa particulier. De même, si vous n’apportez la preuve de fonds suffisants pour l’hébergement, ce dernier pourra considérer que vous présentez un risque d’immigration clandestine. En somme, l’ESTA vous autorise à embarquer à bord d’un vol ou d’un bateau pour les Etats-Unis depuis votre pays de résidence. La nuance est là.

L’éligibilité à l’ESTA garantit-elle le « droit » de postuler ?

Il est important de noter que votre éligibilité est une condition nécessaire mais pas nécessairement suffisante pour obtenir une autorisation de voyage électronique dans le cadre du programme d’exemption de visa. En cas d’antécédents criminels ou d’épisodes d’immigration clandestine figurant dans votre dossier, il se peut que vous ne soyez pas autorisé à voyager dans le cadre du programme d’exemption de visa. Le système américain effectue de nombreuses vérifications croisées dans de nombreuses bases de données pour s’assurer que les demandeurs ne présentent aucun antécédent de ce type. Malheureusement, le ministère américain de la sécurité intérieure ne fournit pas les raisons du refus des demandes ESTA et n’est pas obligé de le faire en vertu de la loi. Pour plus de détails, consultez cet article sur radins.com.

Quelles peuvent être les raisons du refus de votre demande ESTA ?

Voir sa demande ESTA refusée peut causer une certaine frustration. Toutefois, les demandeurs ont toujours la possibilité de demander un visa d’affaires B1, un visa de tourisme B2 ou un visa de visiteur mixte B1/B2. Bien qu’il soit difficile d’identifier avec exactitude la principale raison du refus, certains motifs sont récurrents, conduisant à la réponse tant redoutée de « Voyage non autorisé » que vous recevez par mail. Les demandes ESTA refusées le sont généralement pour une ou plusieurs des raisons suivantes :

  • Lors d’un précédent séjour aux États-Unis, vous avez dépassé la durée de séjour autorisée pour votre visa ou votre ESTA (90 jours au maximum pour l’autorisation de voyage électronique) ;
  • Lors d’une visite précédente aux États-Unis, vous avez exercé un travail rémunéré sans disposer du visa approprié pour le faire ;
  • Vous avez déjà fait une demande de visa ou d’exemption de visa et l’entrée aux États-Unis vous a été refusée ;
  • Les réponses que vous avez fournies sur votre formulaire de demande ESTA étaient incorrectes (selon les autorités américaines) ;
  • Vous avez fourni les détails d’un passeport que vous avez déclaré perdu ou volé, alors qu’il était en réalité toujours en votre possession ;
  • Vous avez un casier judiciaire et/ou un historique de condamnation, et cette situation a été jugée risquée par les autorités en charge de l’examen de votre dossier ;
  • Vous avez un homonyme qui a commis un crime ou vous avez été victime d’un vol d’identité.
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